Les Châteaux de France

Château — notice PA46000089

Château du Diable

Cabrerets, Lot

Inscrit monument historique · 2024 — Propriété de la commune

Château du Diable
Fig. 1Photo : Torsade de Pointes, domaine public
Vue aérienne de Château du Diable
Fig. 2Vue aérienne © IGN

Château du Diable se trouve à Cabrerets (Lot, Occitanie). Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2024.

Histoire

La première mention d'un château de Cabrerets apparaît en 1259, avec l'hommage rendu par Déodat de Barasc, chevalier, à Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse ; sans que l'on sache comment, les Cardaillac sont devenus seigneurs de Cabrerets dans les années 1320, et ils le seraient restés jusqu'en 1439, Antoine de Cardaillac ayant échangé avec Antoine de Gontaut des possessions en Quercy, dont Cabrerets, contre d'autres en Rouergue. La plus grande partie du site conserve des vestiges qui ne peuvent être datés sans une véritable étude archéologique. En revanche, le bâtiment le mieux conservé, à l'extrémité nord, témoigne de campagnes de travaux intervenues peut-être à la fin du 14e siècle, puis à la fin du 15e siècle, sur des bases plus anciennes. L'abandon du château primitif est sans doute la conséquence de la construction d'un nouveau château un peu en aval, dans la première moitié du 16e siècle. Le château du Diable est à mettre en relation avec le château des Anglais de Brengues MHI ou de Larroque-Toirac, MHI.

Description

Les vestiges s'étirent sur une longueur de 90 m, sur une plate-forme naturelle à flanc de falaise, protégée par un surplomb, dominant le Célé en amont du site actuel de Cabrerets. Sur les deux tiers sud ne subsistent plus que des maçonneries de soubassement et des trous d'encastrement de poutres qui indiquent que les bâtiments s'élevaient sur deux niveaux ; on y accédait par un escalier parallèle à la corniche. A l'extrémité nord, le bâtiment, mieux conservé, se compose d'un corps de logis et d'une tour ronde accolée à une chapelle à nef unique et abside semi-circulaire. La tour, qui contenait l'escalier, est surmontée d'une tourelle et des trous de poutre montrent que la construction était plus haute. Le logis comporte une fenêtre à croisée, et la tour des petites baies, dont une chanfreinée et l'autre à tore à listel et bases prismatiques ; à la base de la tour apparaît le sommet d'une fenêtre de tir cruciforme.

Autour

Sources

Les textes de l’histoire et de la description reprennent la notice Mérimée ; le reste vient de : base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA46000089 (mise à jour le 4 mars 2026), Licence Ouverte ; Wikidata, Q78659691 (CC0) ; photographies de Wikimedia Commons (auteur et licence sous chaque image) ; vue aérienne et plan de l’IGN. Fiche composée automatiquement : seules les informations de ces sources sont reprises. Signaler une erreur.

Détail de la protection
  • Inscrit au titre des monuments historiques le 13 mars 2024

Le château du Diable en totalité , y compris ses parcelles d’assiette – tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté -, sur les parcelles D 880 et D 881 : inscription par arrêté du 13 mars 2024