Les Châteaux de France

Manoir — notice PA50000009

Manoir du Bois Adam

La Chapelle-Urée, Manche

Inscrit monument historique · 1998 — Propriété privée

Vue aérienne de Manoir du Bois Adam
Fig. 1Vue aérienne © IGN

Manoir du Bois Adam se trouve à La Chapelle-Urée (Manche, Normandie). La construction est située aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1998. Propriété privée : renseignez-vous auprès de la mairie ou de l’office de tourisme avant de vous déplacer.

Histoire

A l'occasion de son mariage vers 1690, Gillonne de Tesson apporta à son mari Charles de Boisadam le terrain sur lequel a été bâti le Bois-Adam. Précédemment, celui-ci habitait à la Cholière, tout à côté. Le cadran solaire fut offert à Jacques de Boisadam, petit-fils du précédent, à l'occasion de sa fête en 1759. En 1823, Jean-Baptiste de Tesson acheta aux héritiers du dernier Boisadam le manoir tel qu'il est actuellement. Il refit les murs de soutènement de la terrasse en 1824 et construisit en 1827 une écurie avec logement de domestique. En 1847, un très beau cèdre du Liban fut rapporté par une arrière-grand-mère au retour d'un voyage en Terre Sainte. En 1890, l'avant-corps surmonté d'un fronton triangulaire qui ornait la façade nord fut rehaussé d'un étage et surmonté d'une haute toiture à quatre pans égaux. Le Bois-Adam est situé sur une colline en surplomb sur le bocage normand et la vue s'y étend jusqu'aux limites des départements de l'Orne, de la Mayenne et de l'Ille-et-Vilaine. C'est cette position panoramique qui fait l'essentiel de son intérêt, accentuée par le fait que le manoir est prolongé par un jardin en terrasse ouvrant à 180° sur le panorama. Le manoir a conservé ses dispositions intérieures et son décor de lambris du début du 18e siècle : le petit salon avec un décor très simple, de lambris chantournés, et le grand salon, plus raffiné, avec des éléments décoratifs ciselés dans le bois. Ces boiseries sont signées E. TAF. Le jardin en terrasse n'a pas d'intérêt botanique hormis le cèdre du Liban planté en 1847. Son ordonnance est des plus simples : un grand axe central dont le principal ornement est un cadran solaire astronomique exceptionnel daté de 1759. Ce jardin est clos de trois côtés par des murs qui sont ornés aux angles sud-est et sud-ouest de petites tours formant belvédère.

Autour

Sources

Les textes de l’histoire et de la description reprennent la notice Mérimée ; le reste vient de : base Mérimée, ministère de la Culture, notice PA50000009 (mise à jour le 4 mars 2026), Licence Ouverte ; Wikidata, Q22979503 (CC0) ; OpenStreetMap, node/4745486267 (© contributeurs, ODbL) ; vue aérienne et plan de l’IGN. Fiche composée automatiquement : seules les informations de ces sources sont reprises. Signaler une erreur.

Détail de la protection
  • Inscrit au titre des monuments historiques le 25 novembre 1998

Les façades et les toitures du logis, ainsi que ses décors intérieurs (escalier, portes, lambris du salon et de la salle à manger au rez-de-chaussée) ; l'assiette du jardin, avec ses murs de clôture (cad. ZD 55) : inscription par arrêté du 25 novembre 1998